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Des économies sensibles avec la logistique partagée La mutualisation des approvisionnements rapproche ainsi de façon spectaculaire des partenaires habituellement éloignés : l'entreprise, ses clients, ses fournisseurs lointains, et... ses concurrents. Cette approche tourne autour de deux grands axes : la prévision partagée, et la logistique partagée. Passons rapidement sur la mutualisation des prévisions : elle permet à toute la chaîne logistique de gagner en réactivité, depuis le fournisseur de matières premières jusqu'au client final - en passant par moults intermédiaires. Le secret ? Donner à chaque founrnisseur la possibilité d'anticiper la demande à venir, en lui donnant accès aux historiques de ventes - et autres prévisions de ventes - de l'entreprise. Un procédé qui permet de raccourcir les rotations de stock de façon substantielle. La logistique partagée est sans doute la plus suprenante : "de très grandes entreprises ont contacté leurs concurrents directs, et ont décidé ensemble d'adopter le même transporteur pour acheminer leurs produits chez le client, ou se faire livrer leurs approvisionnements" explique Michel Rousseau. Certaines industries on même été jusqu'à regrouper leurs achats dans une même place de marché virtuelle : "de grandes chaînes concurrentes y recourent et en sont très satisfaites". Les économies générées sont assez sensibles : "camions, locaux, temps de rotation du stock" énumère Cécile Colonna d'Istria, comissaire du salon SCM Progilog - qui se tiendra au CNIT de La Défense les 27 et 28 novembre 2002. "Wal-Mart et Sara Lee ont travaillé ensemble sur les prévisions de vente d'un certain nombre d'articles, et ils ont agi sur la base de leurs résultats conjoints. Résultat : 2% de niveau de stock en moins dans les linéaires, 14 % de stock en moins dans les magasins, et une rotation des stocks améliorée de 18 %. Tout celà avec une augmentation des ventes proche de 40 %". Un exemple édifiant.
L’importance croissante du coût logistique dans le prix de revient d’un produit, notamment due à la mondialisation des flux (sourcing lointain) et le besoin accru de se différencier de la concurrence, obligent les entreprises à conjuguer simultanément le besoin en coûts faibles, des niveaux de stocks corrects et un taux de service maximum. Pour cela, il est primordial de mettre les commandes clients au centre de l’organisation logistique et de dimensionner les ressources logistiques en évitant les gaspillages inutiles et en mettant en place un processus de « valeurs ajoutées ». |
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